Miss en secret

Demain soir, Samedi 14 mars à 20h, je serai au lounge Miss Villeray, dans le cadre d’une autre rencontre de blogueurs. Le troisième Blog Off!.

Parmi tous ces blogueurs, ils seront là, en secret.

On dirait que c’est impossible de se débarasser d’eux. Ils vont s’être déguisés en faux blogueurs pour m’encercler, auront pris la place du barman pour m’empoisonner ou se feront passer pour de vieux amis et ainsi en profiter pour me transmettre des bactéries nucléaires en me serrant la main. Un urinoir piégé s’enflammera dès que j’activerai la chasse-d’eau. Des bêtes écailleuses ramperont sous les tables pour me mordre les mollets. Je m’attends même à ce qu’elle aussi soit envoyée pour tenter de m’hypnotiser et me kidnapper.

Vont-ils réussir? Non.

Mais la vraie question est plutôt: Quels trucs futés et astuces agiles vais-je utiliser pour les déjouer?

Blogueurs et lecteurs, venez voir la réponse en direct en vous rendant au Miss Villeray samedi soir, dès 20h. J’en profiterai aussi pour recruter des alliées parmi les gens sympathiques que je rencontrerai.

Pour l’adresse et plus de détails sur la soirée, consultez le blogue de Nayrus:
http://nayrusetvoila.blogspot.com/

Nuisance en lien

Ils nuisent à la publication des articles de mon journal.

J’aurais dû me douter que le camion stationné en face de chez moi était là pour saboter la mise en ligne de mon dernier article. Ce que j’ai publié aujourd’hui n’apparait pas dans les engins de recherches et dans les agrégateurs. Ils n’apprécient pas que je montre comment je les déjoue.

Mais je suis plus futé. Voici le lien vers mon article de ce matin, Sonnette louche.

J’en profite pour mettre les liens vers deux autres articles intéressants de l’année dernière:

Pique pique la fourchette!

Recyclage citrique

Sonnette louche

On sonne à la porte.

J’ai tellement sursauté! J’étais absorbé dans mon écriture et le « ding dong » a violemment fait éclater ma bulle d’inspiration. J’ai dû lever de ma chaise haut comme ça!

Je n’attends pourtant personne. Puisque je n’ai pas vraiment d’amis, il y a peu de chances que ça soit quelqu’un que je connais qui vient me surprendre, surtout en soirée. Et ma famille habite loin. Oh! Que c’est louche…

Je quitte mon bureau et me dirige vers l’entrée. J’ai le coeur qui débat, comme si je venais de sprinter le cent mètres en escaladant une montagne à la nage. Mon niveau de concentration m’a rendu vulnérable à la surprise.

Ça sonne encore!

Décidément, il y a urgence. C’est très louche. Peut-être un voisin mal pris a un urgent besoin d’une tasse de farine. Ça peut arriver. C’est important, la farine. On peut s’en servir pour que des choses ne collent pas ensemble. Si l’on en répand sur le sol, ça laissera des traces quand quelqu’un ou une souris passera. J’ai aussi vu à la télévision qu’on peut en lancer dans les airs si l’on suspecte la présence d’un être invisible. Évidemment, elle sert aussi à faire de merveilleuses crêpes, un délicieux pain aux raisins ou la plus succulente des croustades. J’en ai un gros sac dans mon garde-manger.

Mais si ce n’était pas un voisin? Si c’était l’un d’eux? Un monstre électronique, une agente mécanique ou un violent porc-épic?

Avant d’ouvrir, je dois m’armer. Je fouille dans le tiroir à ustensile et empoigne une louche. L’arme parfaite dans les circonstances. Je tire les verrous et tourne les loquets. Mon coeur continue à battre d’un rythme rapide, mais ce n’est plus à cause de la surprise. C’est pour fournir à mes muscles l’énergie nécessaire pour une réaction rapide.

Un homme se tient devant ma porte, une caisse dans les mains. Son survêtement sport malpropre et sa casquette effilochée s’agencent parfaitement avec son sourire pourri et un peu édenté. Ses yeux plissés disparaissent derrière des sourcils touffus, et c’est à se demander si ce gros bouton sur son front n’est pas plutôt un oeil supplémentaire qui tente de pousser.

— Ç’a ben été long à répondre, me dit-il d’une voix putride. J’ai pas juste toé à livrer!

Livrer? Je n’ai demandé aucune livraison. La caisse qu’il tient est une caisse de bières, et je ne bois même pas d’alcool! Ils veulent m’empoisonner!

— Oh non!

Il déplisse son regard et m’observe. Je remarque aussitôt ses yeux qui ne regardent pas dans la même direction. Il peut voir deux endroits en même temps. J’ai maintenant la confirmation qu’ils m’ont envoyé une créature dangereuse. Cet homme est en fait un nain. Mais pas n’importe quelle sorte de nain.

Un nain géant.

Ces petits humanoïdes ont été étirés pour être aussi grands qu’une personne normale. Ils peuvent donc se promener parmi les foules, sans risque d’être découverts. C’est la première fois que j’en vois un d’aussi près et, si je ne fais pas attention, cela risque d’être aussi la dernière.

Il me dévisage avec son regard qui louche, et, moi, je brandis la mienne.

— N’essayez pas, je n’ai rien commandé!

Je le menace de mon arme, en prenant toutefois bien soin de ne pas mettre un pied à l’extérieur. Tant que je reste chez moi, il ne peut pas m’attaquer. Ses dents avariées iront mordre quelqu’un d’autre.

— Capote pas, là. Me suis trompé d’adresse, c’est toute.

Il recule alors que je continue à agiter mon arme dans sa direction. Le nain dépose la caisse dans le panier de sa bicyclette de gestes nerveux. Il s’assoit ensuite sur la selle et s’éloigne de chez moi dans un tintement de bouteilles qui s’entrechoquent. Dès qu’il sera hors de ma vue, je sais qu’il donnera quelques coups de pédales pour s’envoler jusqu’à leur base secrète cachée dans les nuages. Je ferme la porte et range mon ustensile dans son tiroir.

La louche est vraiment la meilleure arme pour se débarrasser d’un ennemi qui arrive comme un cheveu sur la soupe.

Papillons de nuit

Ils m’ont injecté une substance chimique mutagène. Mon ADN a été modifié à mon insu et je suis en train de me transformer en hybride insectoïde. Les effets de ce bouleversement génétique se répercutent sur tous mes organes. Mon estomac glougloute bruyamment, mon coeur bat plus fort, ma pression sanguine fluctue, mes narines captent des odeurs inhabituelles, et les muscles de mon visage se contractent sans raison, me donnant l’air de sourire.

Je la vois dans la foule. Il pourrait y avoir des milliers de personnes, mais je ne vois qu’elle. Son regard brillant croise le mien et, à cet instant, tout autour se désintègre, s’envole en poussière, disparait. Il n’y a plus qu’elle. Son visage radieux se dresse tel un phare pour me guider dans une obscurité inconnue. J’avance vers elle, vers cette lumière douce…

Comme un stupide insecte qui ira s’électrocuter sur une lampe anti-moustiques.

Ma main se pose sur sa hanche, mon bras lui encercle la taille et je la presse contre moi. Mes lèvres trouvent les siennes. Frôlements de langues. Embuche sucrée.

C’est à ce moment que mes ailes poussent. Je n’ai maintenant plus besoin de marcher. Mon corps, devenu si léger, papillonne dans les nuages. Je la laisse me porter sur ses courants d’air chauds, je voyage sur sa douce bise au gré de ses désirs.

Tout ça pour me perdre naïvement à l’autre bout du monde, loin de tout.

Sa chevelure est pollen. Sa peau est pétale. Elle est une fleur sur laquelle je me pose pour butiner. Mes mains, mes six mains d’insecte, sont partout sur elle pour la cueillir. Je l’enlace, la cajole, la caresse. Encore. Je la serre dans mes bras, la protège comme un précieux bouquet. Je ne veux plus la lâcher.

Je ne peux plus la lâcher.

Son corps est un papier tue-mouche. Je suis pris au piège. Impossible de m’en séparer. Mon corps englué est fusionné à elle. Collé, prisonnier.

Je lutte. Pendant des minutes. Pendant des heures. Sa tulipe me dévore, ses marguerites me lacèrent. Ses vignes m’emmêlent, m’entourent, m’encerclent.

Et se resserrent, comme un noeud coulant qui m’étrangle et m’étouffe.

Je n’ai plus d’air. Tout ce que je respire, c’est son parfum. Des spasmes horribles contractent mes muscles. La fin approche. Le bouton de rose est sur le point d’éclore. Et, pendant que je me débats avec ce qui me reste d’énergie, mes ailes cessent de battre. Un cocon duveteux m’enveloppe lentement. Le monde se referme sur moi.

La métamorphose s’effectue en sens inverse. J’en ressortirai chenille molle, petite bestiole sans défense. C’est à ce moment qu’elle frappera. Je serai écrasé d’un seul coup, réduit en une flaque de bouillie informe. J’aurai échoué.

Une alarme retentit soudainement, brisant le silence matinal. Il s’agit du signal d’une nouvelle mission. Elle doit partir et n’aura donc pas eu le temps de venir à bout de moi. J’ai réussi à tenir suffisamment longtemps pour éviter le désastre. Toutes mes années d’entrainement me sauvent encore. Elle relâche son emprise doucement, d’un air déçu. Je suis libre.

Par terre, je trouve mes vêtements, mon ancienne peau d’avant qui s’éparpille comme si j’avais explosé au moment de muer. Je me rhabille de moi-même, en vitesse. Avant de m’enfuir, je jette un dernier coup d’oeil vers elle. Le souvenir que j’en garderai sera son regard fané, sa corole de cheveux hirsutes et son sourire flétri. Une combattante vaincue.

Mon corps, purgé de son nectar maléfique, retrouve enfin son identité propre. Je suis moi, à nouveau. C’est confortable et rassurant.

Et tellement mieux que n’importe quel papillon.

Contagion

J’ai été contaminé par La Bête.

Je me suis donc transformé en Rock Star… Voici la pochette du dernier album de TELMATOBUFO, intitulé « You never look down ».

telmatobufo_tague

Je suis contagieux et je transmets ce virus à Tridimensionnel et Miss Pointless.

1 – Go to « wikipedia. » Hit “random”or click http://en.wikipedia.org/wiki/Special:Random The first random wikipedia article you get is the name of your band.

2 – Go to « Random quotations »or click http://www.quotationspage.com/random.php3 The last four or five words of the very last quote of the page is the title of your first album. (make sure you hit the new random quotations button at the bottom)

3 – Go to flickr and click on “explore the last seven days”or click http://www.flickr.com/explore/interesting/7days Third picture, no matter what it is, will be your album cover.

4 – Use photoshop or similar to put it all together (http://www.picnik.com/) works well, online.

5 – Post it with this text in the « caption » and TAG the friends you want to join in.