Flashback de captivité – Jour 1

Ce matin-là, je m’étais réveillé à ses côtés. J’aurais dû soupçonner quelque chose d’anormal quand j’ai constaté qu’elle restait cachée sous les couvertures, mais j’étais engourdi de sommeil. Elle profita de ce moment pour pratiquer quelques manipulations et ainsi siphonner mon énergie. Ces secondes traumatisantes n’ont laissé qu’un souvenir flou, où s’entremêlent tentacules gluants et coups de griffes.

Elle était ensuite sortie de sa tanière de couvertures. Dans la pénombre matinale, j’ai pu voir son visage, son vrai visage. Elle ne portait plus son déguisement d’agente irrésistible. Le masque envoutant maintenant écarté, j’ai remarqué sa peau écailleuse sans couleur, ses crocs jaunis d’entre lesquels s’échappait un gaz perfide et sa perruque échevelée comme le pelage d’une bête démente. Mes cuisses se faisaient égratigner par les épines de ses jambes. Son costume d’humaine ne suffisait plus à contenir sa masse flasque. Le parfum ensorcelant avait laissé place à l’odeur de putréfaction qu’elle suintait. Les artifices qu’elle avait utilisés pour me charmer n’avaient pas eu besoin de persister au-delà de quelques heures. Sa mission avait été accomplie. J’étais capturé.

— Tu nous prépares le petit déjeuner, mon chou?

Sa voix avait sonné plutôt rauque et relativement électronique. Elle n’avait plus besoin de parler avec une fausse mélodie crémeuse. J’étais vidé, sans défense et totalement à sa merci. Je ne pouvais qu’obéir. Les ordres commençaient.

La torture commençait.

J’ai fait cuire des oeufs et du bacon. Le poêlon truqué giclait de fines particules d’acides qui me perçaient la peau de l’abdomen. Le grille-pain m’attaqua en éjectant des tranches brulantes. Un nanocyborg dissimulé parmi les grains de poivre tenta de m’égorger de l’intérieur. Si elle trouvait que je ne souffrais pas encore assez, elle avait à sa disposition une fourche, un scalpel et un contenant d’eau bouillante.

Et ce n’était que le premier matin.

Flambant neuf

Elle me tend la main…

Elle.

Féminine, coquette, sexy. Brillante, généreuse, éduquée. Urbaine avec style, logique mais artistique. Un visage doux comme une lune argentée. Un sourire éclatant comme un lever de soleil sur la mer. Des yeux étincelants comme la rosée matinale.

Vraiment, il y avait quelque chose d’insolite cette nuit-là. Toute mon attention se concentrait habituellement sur eux. Un faux mouvement, et c’était la fin. Habituellement, quand je suis aux aguets, je ne vois qu’eux. Je ne comprends même pas ce qu’elle faisait là, en plein combat. En fait, c’est toute une chance que j’aie fini par la remarquer.

Et je n’ai pas pu résister.

Je me suis aussitôt enflammé de l’intérieur. Son regard, sa voix, son aura, dégageaient une onde brulante capable de me réduire en cendres. J’étais le combustible du brasier naissant dans ma poitrine. Pour ne pas disparaitre en fumée, je ne voyais qu’une seule façon de mettre fin à cette torture caustique.

Je l’ai invitée. Au resto, au cinéma, à une exposition, dans un café, à déjeuner. Dans mes bras. Sur ma bouche.

Premier baiser.

Nos lèvres se découvrirent par petites caresses. Nos langues timides jouèrent à cache-cache. Effleurements tendres, respirations profondes. Les flammes ardentes s’éteignirent. Les brulures se soignèrent instantanément. Un sang neuf coulait dans mes veines.

J’ai l’impression qu’elle a été confectionnée juste pour moi. Une clone faite sur mesure par les plus grands bio-ingénieurs. Le contact avec son esprit est en parfait synchronisme comme si elle était une mutante télépathe. Le contact avec son corps provoque des décharges électriques, comme si elle était un robot atomique. Et le contact avec mon coeur…

Je croirais m’être fait injecter des nanomoteurs pour le faire battre plus vite. Il devient un canon à feux d’artifice qui explose dans ma poitrine quand elle est là. Et, quand elle est loin, il semble pris d’assaut par un parasite monstrueux qui sécrète un acide douloureux. C’est comme si un implant électromagnétique le faisait fonctionner seulement en sa présence.

Avec elle, je me sens enfin en sécurité. Ils ne viendront pas m’importuner. Je peux me perdre dans une étreinte veloutée et baisser ma garde sans danger. Je me retrouve dans une bulle de temps déformé, plus long ou plus court, où les pièges, les manigances et les arnaques sont oubliés.

… Elle me tend la main.

Je la prends et nos doigts s’entrelacent. Sa voix onctueuse glisse des paroles presque ensorcelantes à mon oreille.

— Dis, tu voudrais faire un bout de chemin avec moi?

Je ne souhaiterais rien de plus que cela.

Oui, emmène-moi. Je te suis où tu voudras…

Plat mijoté

Elle s’était assise tout près de moi, à une longueur de bras environ. Le soleil caressait sa chevelure lisse et glissait sur sa peau douce. J’aurais aimé être le soleil. J’aurais aussi aimé être seul avec elle. Mais il y avait foule.

À l’heure du midi, quand il fait beau, les tours à bureaux déversent leurs employés dans les rues avoisinantes, et on dirait que tout le monde vient diner ici.

Tout le monde, mais surtout elle.

Elle portait des lunettes de soleil qui cachaient ses yeux. Dans un sens, j’étais content de ne pas pouvoir les voir. Mon regard pouvait se concentrer sur d’autres parties de son anatomie.

Sa chevelure remontée dévoilait la courbe sensuelle de sa nuque. Pendant qu’elle se penchait pour sortir ses plats de son sac à lunch, j’avais un point de vue idéal pour admirer le contenu de son décolleté, des rondeurs séduisantes bordées de dentelle furtive. Le vent fit onduler sa jupe, révélant ses dessous roses qui s’agençaient parfaitement avec le blanc crémeux de l’intérieur de ses cuisses. Elle commença à manger en portant une bouchée à ses lèvres appétissantes. J’avais l’eau à la bouche, mais ce n’était pas pour le contenu de ses plats.

Je l’observais en silence. Je m’étais arrêté là par hasard et je me trouvais chanceux qu’elle soit venue s’assoir à côté de moi. C’était comme si le hasard avait voulu me faire plaisir. Comme si elle était là juste pour moi.

Hum. Pas comme si.

Elle était à côté de moi intentionnellement. Ils avaient calculé mon itinéraire avec précision et prévu où j’allais m’arrêter. Encore une fois, ils croyaient réussir à me piéger en m’envoyant leur plus géniale agente.

Cachés derrière ses lunettes, ses yeux n’étaient que des caméras laser. Tous ces artifices étaient déployés dans un seul but: la reproduction. Faire une copie de moi, un clone, pour me remplacer et infiltrer mon cercle d’amis.

Heureusement, je suis un brin timide, ce qui m’a fait hésiter à lui adresser la parole. Je la croyais éblouissante, mais elle était en fait radioactive. M’en être approché m’aurait flétri, et je me serais retrouvé avec une face de courge pour le reste de mes jours. C’est pour cela qu’il ne faut jamais parler à des inconnues.

Sa tête s’est tournée vers moi, et j’ai senti son regard atomique glisser sur mon corps, percer mes vêtements. Elle semblait chercher lequel de mes muscles accompagnerait le mieux son repas. Ses lèvres s’entrouvrirent pour montrer ses dents, non pas pour sourire, mais pour se préparer à prendre une bouchée. Me croquer.

Je ne suis pas qu’un simple morceau de viande. Qu’elle en dévore un autre. L’accompagnement de son repas, ce n’est pas moi.

Je me suis levé et me suis sauvé en me faufilant dans la foule dense, juste après lui avoir fait mon plus splendide pied de nez.

Con cave

Il y avait un trou.

Le genre de trou plutôt concave, mais pas trop profond. L’équivalent de descendre une marche d’escalier vers un étage creux. Un vide de surface.

Quand je l’ai vu, il y a quelques semaines, j’ai trouvé anormal qu’ils placent un piège aussi évident en face de chez moi. Situé à peu près au centre de la rue, il était bien visible depuis le trottoir et je pouvais même l’apercevoir de l’intersection. Les chances que j’y mette le pied par mégarde étaient nulles. Surtout que je ne marche jamais dans la rue.

Mais, aujourd’hui, le trou n’était plus là. À sa place se trouvait une tache d’asphalte noire de forme irrégulière. Une ombre, un fantôme de trou. La rue était maintenant plate et peut-être même légèrement convexe à cet endroit. Un anti-trou. Je pourrais y marcher sans danger, mais je ne marche jamais dans la rue.

De toute façon, le plus intéressant était sur le trottoir.

Des lèvres roses, des yeux bleus, une longue chevelure blonde.

Bien plus intéressant sur le trottoir.

La blouse blanche contrastait avec la peau juste assez bronzée. Les boutons détachés, presque la totalité, laissaient entrevoir un nombril mignon. Mais mes yeux fixaient évidemment un peu plus haut.

Ça doit être une de leurs agentes, ai-je aussitôt pensé.

Elle me croisa sans s’arrêter. Son passage avait laissé une trace parfumée dans l’air.

C’était dangereux, mais, si je ne faisais que me retourner sans cesser de marcher, je pouvais l’observer tout en prenant mes distances.

Une petite jupe verte, de longues jambes douces, une démarche aguichante. Un…

TROU!

Perte d’équilibre. Cheville tordue. Main au sol.

Pendant que je regardais cette ogresse déguisée, ils avaient mis le trou devant moi. Et j’ai mis le pied dedans.

Par chance, je suis agile. J’ai évité de m’étendre sur le trottoir en fléchissant les genoux rapidement et j’ai bondi hors du trou une fraction de seconde plus tard. Si j’avais hésité, ou si j’avais été juste un peu plus lent, le trou, même s’il était très petit, m’aurait gobé la jambe. Il avait vraiment l’air affamé, avec ses dents de cailloux et sa langue sableuse.

Regardez où vous mettez les pieds. Ils changent les trous de place.

Cancer ascendant

En entrant à la station de métro, un moustachu m’a donné un journal. Sa façon de me le tendre était tellement insistante, que je crois qu’il me l’aurait lancé si j’avais refusé de le prendre. Je ne serais pas surpris qu’il soit même allé jusqu’à l’insérer de force dans mon sac.

Sur le coup, je me suis méfié. Ils postent des agents partout, et ce journal aurait pu avoir été imprimé avec de l’encre explosive comprenant un point-virgule comme détonateur. La une pouvait présenter une manchette subliminale qui m’aurait poussé à commettre un crime terrible. Mais l’homme n’était pas l’un d’eux. Sa bédaine ronde et ses doigts poilus étaient bien trop naturels.

Ce journal contenait certainement un message vital de la part d’un de mes alliés secrets.

J’ai pris le journal du bout des doigts, feignant la nonchalance pour qu’ils ne se doutent de rien. Je suis descendu vers le quai d’embarquement d’un pas normal, pendant que le moustachu fit semblant de distribuer des journaux à d’autres passants. J’avais entre mes mains mon message secret et ils n’avaient rien remarqué.

Un message secret dissimulé dans un journal, ça ne se trouve pas facilement. Des nouvelles, des publicités, des reportages, la météo, des petites annonces… Analyser chaque page allait me prendre un temps fou! Et si je n’arrivais pas à le décoder à temps? Je remarquais déjà des gens agir de façon suspecte autour de moi, comme cette femme qui ne cessait de fouiller dans son sac et replacer son contenu. Je me dirigeais peut-être tout droit dans une savante embuscade. Mes doigts nerveux se mirent à tourner les pages très vite, les froissant bruyamment.

Il fallait que je me calme. On ne m’aurait pas transmis un message que je n’aurais pas compris. Ce n’était pas logique. Réfléchir étant une de mes forces, c’est donc ce que j’ai fait. Comment se préparer à affronter ce que la journée nous réserve? En lisant l’horoscope, bien sûr!

Il était là mon message secret. Et très clair!
(24heures, 19 mai 2009, p. 37, Sagittaire)

« Vous avez les nerfs à fleur de peau, cela peut vous jouer des tours.»

Je sais, je ne dois jamais paniquer. La panique pourrait me faire réagir d’une mauvaise façon.

« La compétition est féroce, un compétiteur cherche à vous faire sortir […] Gardez votre sang-froid et tout ira bien.»

Ils essaient souvent de me faire sortir de chez moi. Mais je suis à l’abri chez moi. Tant que je reste chez moi, leurs mutants suceurs de sang ne pourront rien me faire.

« Vos paroles […] blesser des gens qui vous aiment»

C’est la partie la plus importante du message secret. On m’indique comment me débarrasser d’elle, la prochaine fois qu’elle s’en prendra à moi avec ses charmes. Elle a un point faible: elle est sensible aux paroles. Si lui parler peut l’anéantir, je sais maintenant quoi faire quand je la rencontrerai. D’ailleurs, je me demande s’il y a un indice supplémentaire à propos d’elle, avec la photo de la personne qui aurait écrit ces horoscopes… Serait-ce le visage de la prochaine agente ou celle de mon alliée secrète?

Peu importe. Je l’attends avec une réplique assassine. Quand elle croira m’avoir complètement charmé et tentera de m’achever en me disant ce qu’elle éprouve pour moi, je lui porterai le coup fatal. Une réponse bien simple à l’expression de ses sentiments. Deux mots.

Dislocation personnalisée

Elle est partie avec un morceau de moi.

Pourtant, même si j’ai été charmée la première fois que je l’ai vue, j’avais décidé qu’elle n’était pas pour moi. Danger écarté, fin de l’histoire.

Une aura étincelante l’entourait. Son visage brillait de rayons féériques. Sa présence se faisait sentir de l’autre bout de la pièce. Je n’étais pas le seul à l’avoir remarquée. Les autres invités semblaient avoir cessé de respirer. La soirée commençait à peine, et, déjà, nous avions eu le clou du spectacle.

Ou le clou dans le cercueil.

Non, pas pour moi.

Je lui ai tout de même parlé, par politesse. Ou par faiblesse. Ses yeux pâles étaient inévitables. Son visage doux et ses lèvres roses avaient été conçus exactement pour me plaire. Ses paroles ciblées s’attaquaient directement à mes champs d’intérêt. Ce qu’elle arrivait à faire avec les mots était particulièrement incroyable.

J’ai résisté. Des heures, des jours, des semaines. Mais l’inévitable se produisit et j’ai été déjoué.

Elle m’a fait l’embrasser. Par des manoeuvres habiles, elle a réussi à me guider pour me faire subir la plus délectable des tortures buccales. Ils connaissent ma faiblesse, et savent que je n’aurais pas cherché à lui échapper.

Le baiser était bien plus que des caresses labiales et des frôlements de langues. L’échange de fluides servait à me faire absorber une drogue hautement addictive pour me rendre totalement dépendant. Une substance qui allait me mettre dans un état comateux pour très, très longtemps.

Une fois sous son emprise, elle me dépeça graduellement. Ses tactiques ingénieuses et trompe-l’oeil faisaient en sorte que je ne m’apercevais de rien. Elle m’épuisait physiquement et attendait que je m’endorme, exténué, pour prélever un petit morceau. Elle détournait mon attention avec de grandes idées ambitieuses et profitait de mon état éberlué pour m’en arracher un autre. Ou encore, quand j’avais les mains occupées par ses douze-mille projets, elle me plantait un outil dans le dos pour me fragmenter. Je n’avais même pas remarqué que j’étais devenu prisonnier, sans la possibilité de voir ma famille et mes amis. J’habitais un camp de concentration. Un long cauchemar éveillé.

Toutes ses armes étaient invisibles, impossibles à détecter. Les rayons radioactifs qui jaillissaient de son sourire ramollissaient mes muscles. Sa peau était couverte de micromachines prêtes à me grimper dessus dès que je la touchais. Ces petits engins s’immisçaient ensuite dans mon corps pour me découper de l’intérieur. Les fréquences subliminales dans ses paroles affectaient également mon cerveau, m’empêchant de réfléchir convenablement. Je n’étais plus qu’un pantin, dont les fils avaient été remplacés par des chaines. J’avais plus de difficulté à comprendre ce qui se passait qu’en aurait eu un dyslexique essayant de déchiffrer une langue étrangère.

À force de m’enlever des petits morceaux, j’étais devenu vide à l’intérieur.

Presque vide.

Un jour, sur le point d’imploser dans mon trou intérieur, j’ai eu un bref moment de lucidité. Juste assez pour lui dire que je suspectais un problème. Malgré la lourde faiblesse et le néant énergétique qui m’assaillaient, je l’ai confrontée. Un grand guerrier comme moi trouvera toujours une dernière riposte, même une fois au sol.

Elle a été surprise. Après tous le temps et les efforts qu’elle avait investis pour me modeler en carcasse qui obéirait à ses moindres désirs, il restait encore une partie de moi. Incapable d’accepter ce possible échec, elle prit panique et se mit à raconter n’importe quoi. Vraiment n’importe quoi. C’était comme si son programme de communication s’était déréglé.

Une brèche apparut.

Pendant qu’elle balbutiait ses non-sens de cyborg déconfiguré, son emprise s’est relâchée. La laisse du chien de poche venait de se détacher. Vision de liberté. J’ai fui pour aller me réfugier chez un ami.

Quelques instants plus tard, elle aussi partait, pour retourner dans son pays insolite et ne plus jamais revenir.

Je l’ai échappé belle.

Depuis, je me suis reconstruit.

Je ne laisserai plus jamais personne me voler des morceaux.

Miss en secret

Demain soir, Samedi 14 mars à 20h, je serai au lounge Miss Villeray, dans le cadre d’une autre rencontre de blogueurs. Le troisième Blog Off!.

Parmi tous ces blogueurs, ils seront là, en secret.

On dirait que c’est impossible de se débarasser d’eux. Ils vont s’être déguisés en faux blogueurs pour m’encercler, auront pris la place du barman pour m’empoisonner ou se feront passer pour de vieux amis et ainsi en profiter pour me transmettre des bactéries nucléaires en me serrant la main. Un urinoir piégé s’enflammera dès que j’activerai la chasse-d’eau. Des bêtes écailleuses ramperont sous les tables pour me mordre les mollets. Je m’attends même à ce qu’elle aussi soit envoyée pour tenter de m’hypnotiser et me kidnapper.

Vont-ils réussir? Non.

Mais la vraie question est plutôt: Quels trucs futés et astuces agiles vais-je utiliser pour les déjouer?

Blogueurs et lecteurs, venez voir la réponse en direct en vous rendant au Miss Villeray samedi soir, dès 20h. J’en profiterai aussi pour recruter des alliées parmi les gens sympathiques que je rencontrerai.

Pour l’adresse et plus de détails sur la soirée, consultez le blogue de Nayrus:
http://nayrusetvoila.blogspot.com/