Délire emprunté

Je suis perdu dans un labyrinthe. Coincé comme un rat.

Les murs s’alignent par petites sections faites de briques numérotées de formes et de couleurs différentes. L’idée de les déconstruire me traverse l’esprit. J’aperçois toutefois quelqu’un, un robothèque d’après sa façon de se déplacer, reboucher des trous avec de nouvelles briques qu’il transporte sur un chariot. Ils exercent un contrôle très serré sur ce qui se passe dans ce bâtiment.

En effet, même les sons ne sont pas admis. Malgré un volume au maximum, les bruits sont rares. Les mutantalogues communiquent entre eux en chuintant, et se promènent avec leurs pieds feutrés. Tout ce qui perce ce vaste territoire de silence provient du robot central, lorsqu’il pousse une note de joie en ouvrant la gueule pour gober une victime.

C’est dangereux partout. À quelques pas de l’entrée, des robothécaires guettent les visiteurs. Ils passent en revue toutes les façons qu’ils peuvent attaquer une cible depuis leur comptoir, de près ou de loin.

Je me suis retrouvé ici par accident, mais pas question que je me livre à eux.

C’est le moment de m’échapper. Je vais aller me réfugier chez moi, dans mon lit sous une couverture.

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