Contagion

J’ai été contaminé par La Bête.

Je me suis donc transformé en Rock Star… Voici la pochette du dernier album de TELMATOBUFO, intitulé « You never look down ».

telmatobufo_tague

Je suis contagieux et je transmets ce virus à Tridimensionnel et Miss Pointless.

1 – Go to « wikipedia. » Hit “random”or click http://en.wikipedia.org/wiki/Special:Random The first random wikipedia article you get is the name of your band.

2 – Go to « Random quotations »or click http://www.quotationspage.com/random.php3 The last four or five words of the very last quote of the page is the title of your first album. (make sure you hit the new random quotations button at the bottom)

3 – Go to flickr and click on “explore the last seven days”or click http://www.flickr.com/explore/interesting/7days Third picture, no matter what it is, will be your album cover.

4 – Use photoshop or similar to put it all together (http://www.picnik.com/) works well, online.

5 – Post it with this text in the « caption » and TAG the friends you want to join in.

Qui êtes-vous?

Je ne suis pas le seul à être futé et agile.

Vous aussi leur avez survécu? Vous êtes donc de précieux alliés.

L’union fait la force, et je vous invite à partager votre récit.

Consultez la section « Qui êtes-vous? » pour plus de détails. (dernier onglet du menu en haut)

Derniers maux

Je suis trop agile et futé pour eux. C’est un avantage pour moi, mais mes capacités à les déjouer sont un danger pour les gens que je connais. Au lieu de s’en prendre à moi, ils s’attaquent à mes amis.

Voici une capture d’écran d’une conversation récente par messagerie instantanée.

conversation

Quelques minutes après, elle s’est retrouvée hors ligne. Je n’ai plus eu de nouvelle par la suite.

Ils sont venus la capturer directement chez elle. À l’heure qu’il est, ils ont probablement terminé de la dépecer, son cerveau est déjà reconfiguré pour être installé dans un automate et toutes les traces de son existence sont effacées. Leur opération fut très rapide.

À cause d’eux, j’ai perdu une bonne amie. En fait, je me trompe. Elle est disparue à cause de moi. Ils me font payer pour toutes les frustrations que j’ai pu leur causer. Je sais qu’ils feront d’autres victimes parmi mes proches, et je devrais donc cesser de voir tous mes amis.

Pour votre sécurité, évitez-moi.

Dossier déréglé

Je ne sors jamais de chez moi à la même heure. En étant imprévisible, je suis plus difficile à embusquer. Et si je suis chanceux, je peux même les surprendre… Comme ce matin, alors que je les ai vus en train de me préparer un piège.

Il y avait toute cette machinerie monstrueuse au coin de ma rue, à l’intérieur d’un territoire balisé avec des cônes orangés. Un ogre mécanique creusait l’asphalte avec son puissant bras. Les morceaux de pierre pulvérisée étaient chargés dans le ventre d’un engin à roues gourmand, qui clignotait de son oeil lumineux. Derrière, une machine à déféquer du béton attendait patiemment son tour pour se joindre aux activités.

Plusieurs de leurs employés travaillaient aussi parmi ces géants métalliques. L’un d’eux s’attaquait au trottoir avec une scie juteuse, laissant derrière lui des fentes humides. Un autre perçait des trous dans un tuyau, comme un pic-bois dément. Deux personnes manipulaient une boite d’où s’écoulait un emmêlage de cheveux électriques. Quelques autres étaient postés autour et observaient le bon déroulement des opérations, les bras croisés. Tout ce chantier de construction pour une installation bien simple.

Ils étaient en train de piéger un banc de parc.

C’était facile de deviner ce qui se passerait une fois leur travail accompli. Lorsque je m’y assoirais, le dossier se refermerait autour de moi pour m’emprisonner. Ensuite, des tubes jailliraient de chaque côté et se planteraient dans les veines de mes poignets. Non seulement je n’aurais plus de sang dans les bras, mais mon corps entier se ferait interminablement siphonner, comme une perfusion sanguine inversée. Mes fluides aspirés rejoindraient leur réseau de canalisations souterrain. Et, une fois vidé, le banc lui-même m’avalerait.

Ils étaient tellement absorbés par leur travail qu’ils n’avaient pas remarqué que j’étais témoin de l’élaboration de leur plan. Je me suis donc approché un peu, pour mieux observer leur façon de travailler. Un petit pas à la fois. Lentement. Tout en douceur.

Évidemment, ils ne sont pas si bêtes. Ils avaient posté une unité de surveillance avancée. Une petite créature canine se mit à japper son alarme. J’aurais voulu aller plus loin, mais j’étais repéré.

Au moins, ils ne m’attaquèrent pas. L’installation de leur banc au dossier piégé avait échoué, et cette constatation suffit à les décourager. Ils levèrent à peine les yeux vers moi et firent semblant de continuer à travailler. Des soldats impuissants. Tout ce travail pour rien.

Je me demande combien d’autres bancs sont ainsi piégés…