Fin du début (partie 2 de 2)

(lien vers la première partie)

Le décompte venait de se terminer.

Des cris. Des cris de rage ou d’agonie. Autour de moi, c’était la folie. L’attaque n’était toutefois pas une de celles auxquelles je m’attendais. Il neigeait des confettis. Oh-oh! Le danger se trouvait dans l’air que je respirais!

Respirer me ferait mourir. Mais ne pas respirer serait tout aussi fatal. Je suis un humain, moi.

Pendant que je retenais mon souffle, je cherchais autour de moi. J’aurais voulu crier à l’aide, mais je devais garder l’air dans mes poumons pour survivre encore quelques secondes. Une solution allait inévitablement se présenter à moi, j’en étais convaincu. Même dans les pires moments, je peux rester positif.

Des gens souriaient de joie. D’autres dansaient leur bonheur. Certains s’embrassaient gaiement d’amour. Accolades, rigolades, fête. Comment survivaient-ils?

Ils buvaient du champagne.

Sous l’effet de l’adrénaline, mon cerveau comprit instantanément leur stratégie. Ils me connaissent et savent que je ne bois pas d’alcool. En mettant l’antipoison dans le champagne, ils s’assuraient que je n’en prenne pas. Les confettis empoisonnés m’étaient personnellement dédiés.

Je tenais encore ma coupe de champagne, que je croyais jusqu’à maintenant totalement inutile. L’antipoison.

Pas le choix. J’en ai bu une gorgée. Eurk.

C’était amer. J’avais pourtant essayé de ne pas y gouter. C’était pétillant, comme si ma langue était en ébullition. Un feu liquide descendait dans ma gorge. J’ai craint de m’être trompé dans mon analyse et que j’ingurgitais en ce moment le poison. Je me suis toutefois rappelé les pubs de sirop contre la toux. Ce sirop a mauvais gout, mais il est efficace. Ça devait être la même chose pour un antipoison. Eurk.

J’ai ensuite respiré. Un peu au début, par petits coups. Rien ne se produisit. Une grande inspiration. Pas de suffocation. J’avais réussi à leur échapper une fois de plus… de justesse!

Je n’étais cependant pas au bout de mes peines. Quelques instants plus tard, des bouffons sillonnèrent le bar, sans doute à la recherche de mon cadavre. J’ai dû changer de section du bar, avant qu’ils se rendent compte que j’étais encore debout.

L’autre endroit où je me suis retrouvé n’était pas vraiment plus rassurant. Sous un plafond couvert de ballons multicolores, des douzaines de mutants radioactifs dansaient au rythme d’une musique folle. Ils dégageaient tellement de radioactivité, que leurs sourires phosphorescents brillaient dans le faible éclairage. Même leurs yeux avaient une lueur verdâtre anormale.

Je suis allé ailleurs au plus vite!

Dans le couloir, j’ai remarqué des éclairs lumineux, semblables aux flashs d’appareils-photo, jaillir un peu partout. De pauvres victimes se faisaient vaporiser par des pistolets électricitroniques. Danger, encore.

J’ai effectué de rapides zigzags avant de me réfugier dans la salle des toilettes… mais même là, je n’étais pas en sécurité. Ça brassait dans une cabine. J’entendais des grognements de rage et des gémissements de douleur. Une bête sanguinaire dévorait sa victime. À l’aide.

Sur le mur, une affiche dressait la liste des numéros gagnants des prix de présence. Le mien était là. Mon prix aurait été une nuit dans une chambre d’hôtel luxueuse. Bien essayé. Mais je suis plus futé que de leur laisser la chance de m’enfermer dans une telle cellule pour l’éternité.

Une créature mi-clown mi-Père Noël tenta de m’étrangler avec son foulard de pompons. Une jolie fille m’a souri pour me montrer ses crocs. Une serveuse masquée me demanda si je voulais à boire, pour m’offrir un cocktail de boissons corrosives. La musique essayait de m’obliger à danser jusqu’à ce que je n’aie plus de force. Des flutes-serpentins cherchaient à me crever les yeux… Et j’en passe…

Je n’ai aucune idée comment j’ai finalement réussi à m’extirper de ce bar infernal. L’intensité de la situation me forçait à agir de façon instinctive, sans une fraction de seconde pour réfléchir ou planifier. Mon cerveau n’a pas eu le temps d’enregistrer tout ce qui se passait dans cette fureur, ce chaos confus. Cette soirée était à la limite de ce que je pouvais encaisser… Et cela m’a fait réfléchir.

Commencer une nouvelle année n’aura jamais été aussi éprouvant. Si cela est représentatif des mois à venir, je suis mieux d’être au meilleur de ma forme, autant physique que mentale. Cela pourrait cependant ne pas être suffisant. J’ai donc pris une importante résolution.

Cette année, je cesserai de les affronter seul.

J’ai besoin de votre aide. Je ne peux mener cette guerre en solitaire indéfiniment.

Qui seront mes alliés?

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4 commentaires sur “Fin du début (partie 2 de 2)

  1. @Onirique: Je serai bien heureux d’avoir une alliée de votre calibre.

    @Mademoiselle Bis: Génial! Tant que vous n’êtes pas une mutante avec des branchies…

    @Sourcil Jaune: Une espionne? Vêtements roses? Qui espionne qui? Vous croyez peut-être que je n’ai pas remarqué que votre commentaire a été envoyé à 9h42? Quarante-deux! Étrange…

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