GnAk, YaK, yAk!

L’autre a été vaincu. Ne le cherche plus.

Ce blogue est maintenant à moi! Oui-oui! À moi! Moi, moi, moi!

Tu te demandes qui est-ce que je suis, hein?

Je suis fou. Cinglé. Com-plè-te-ment détraqué.

Et, surtout, je suis l’un d’eux.

Tu sais, jamais ils n’oseraient s’afficher publiquement. Ils préfèrent rester secrets, comploter en silence, manigancer loin des regards…

Pas moi.

Mais c’est parce que je suis dérangé. Même eux me trouvent disjoncté, crétin et imbécile. Un maximum débile.

Hum… Ça me plait ça, maximum débile. Ça va être mon pseudonyme pour MON blogue! MaXiMuM DéBiLe! MaX DeB pour les intimes! Enchanté!

Est-ce que je suis un mutant intra-terrestre? Un robot déprogrammé? Une entité ectoplasmique? Un clone de ton voisin travaillant pour une organisation secrète? Un hybride phosphorescent habitant la face cachée de la Lune?

Tu ne le sauras pas!

Mais moi, je sais qui tu es. Je sais où tu habites. Je sais à quelle heure tu sors de la maison. Je connais ton plat favori, la couleur de tes sous-vêtements, le prénom de ta mère biologique. Je sais tout. Je suis partout. C’est normal, je suis l’un d’eux!

Et c’est impossible de nous échapper… Gnak, yak, yak!

Tu ne me crois pas? L’autre a publié une centaine d’articles insignifiants en se croyant si futé et si agile, mais, à la fin, elle s’est emparée de lui sans difficulté. Tiens, je laisse les archives pour que tu puisses constater par toi-même combien il est futile d’essayer de nous échapper!

Certains pensent que nous n’existons même pas, mais je vais te prouver que nous existons. Ouais! C’est ça! C’est à ça que va maintenant servir ce blogue ridicule. Je vais écrire des articles. Je suis détraqué, mais je sais écrire!

Un jour, les humains n’auront pas le choix de croire que nous sommes . Un jour, les humains sauront qu’ils ne peuvent pas nous échapper.

Ils seront convaincus.

GnAk, YaK, yAk!

L’autre a été vaincu. Ne le cherchez plus.

Ce blogue est maintenant à moi! Oui-oui! À moi! Moi, moi, moi!

Tu te demandes qui est-ce que je suis, hein?

Je suis fou. Cinglé. Com-plè-te-ment détraqué.

Et, surtout, je suis l’un d’eux.

Tu sais, jamais ils n’oseraient s’afficher publiquement. Ils préfèrent rester secrets, comploter en silence, manigancer loin des regards…

Pas moi.

Mais c’est parce que je suis dérangé. Même eux me trouvent disjoncté, crétin et imbécile. Un maximum débile.

Hum… Ça me plait ça, maximum débile. Ça va être mon pseudonyme pour MON blogue! MaXiMuM DéBiLe! MaX DeB pour les intimes! Enchanté!

Est-ce que je suis un mutant intra-terrestre? Un robot déprogrammé? Une entité ectoplasmique? Un clone de ton voisin travaillant pour une organisation secrète? Un hybride phosphorescent habitant la face cachée de la Lune?

Tu ne le sauras pas!

Mais moi, je sais qui tu es. Je sais où tu habites. Je sais à quelle heure tu sors de la maison. Je connais ton plat favori, la couleur de tes sous-vêtements, le prénom de ta mère biologique. Je sais tout. Je suis partout. C’est normal, je suis l’un d’eux!

Et c’est impossible de nous échapper… Gnak, yak, yak!

Tu ne me crois pas? L’autre a publié une centaine d’articles insignifiants en se croyant si futé et si agile, mais, à la fin, elle s’est emparée de lui sans difficulté. Tiens, je laisse les archives pour que tu puisses constater par toi-même combien il est futile d’essayer de nous échapper!

Certains pensent que nous n’existons même pas, mais je vais te prouver que nous existons. Ouais! C’est ça! C’est à ça que va maintenant servir ce blogue ridicule. Je vais écrire des articles. Je suis détraqué, mais je sais écrire!

Un jour, les humains n’auront pas le choix de croire que nous sommes là. Un jour, les humains sauront qu’ils ne peuvent pas nous échapper.

Ils seront convaincus.

Flambant neuf

Elle me tend la main…

Elle.

Féminine, coquette, sexy. Brillante, généreuse, éduquée. Urbaine avec style, logique mais artistique. Un visage doux comme une lune argentée. Un sourire éclatant comme un lever de soleil sur la mer. Des yeux étincelants comme la rosée matinale.

Vraiment, il y avait quelque chose d’insolite cette nuit-là. Toute mon attention se concentrait habituellement sur eux. Un faux mouvement, et c’était la fin. Habituellement, quand je suis aux aguets, je ne vois qu’eux. Je ne comprends même pas ce qu’elle faisait là, en plein combat. En fait, c’est toute une chance que j’aie fini par la remarquer.

Et je n’ai pas pu résister.

Je me suis aussitôt enflammé de l’intérieur. Son regard, sa voix, son aura, dégageaient une onde brulante capable de me réduire en cendres. J’étais le combustible du brasier naissant dans ma poitrine. Pour ne pas disparaitre en fumée, je ne voyais qu’une seule façon de mettre fin à cette torture caustique.

Je l’ai invitée. Au resto, au cinéma, à une exposition, dans un café, à déjeuner. Dans mes bras. Sur ma bouche.

Premier baiser.

Nos lèvres se découvrirent par petites caresses. Nos langues timides jouèrent à cache-cache. Effleurements tendres, respirations profondes. Les flammes ardentes s’éteignirent. Les brulures se soignèrent instantanément. Un sang neuf coulait dans mes veines.

J’ai l’impression qu’elle a été confectionnée juste pour moi. Une clone faite sur mesure par les plus grands bio-ingénieurs. Le contact avec son esprit est en parfait synchronisme comme si elle était une mutante télépathe. Le contact avec son corps provoque des décharges électriques, comme si elle était un robot atomique. Et le contact avec mon coeur…

Je croirais m’être fait injecter des nanomoteurs pour le faire battre plus vite. Il devient un canon à feux d’artifice qui explose dans ma poitrine quand elle est là. Et, quand elle est loin, il semble pris d’assaut par un parasite monstrueux qui sécrète un acide douloureux. C’est comme si un implant électromagnétique le faisait fonctionner seulement en sa présence.

Avec elle, je me sens enfin en sécurité. Ils ne viendront pas m’importuner. Je peux me perdre dans une étreinte veloutée et baisser ma garde sans danger. Je me retrouve dans une bulle de temps déformé, plus long ou plus court, où les pièges, les manigances et les arnaques sont oubliés.

… Elle me tend la main.

Je la prends et nos doigts s’entrelacent. Sa voix onctueuse glisse des paroles presque ensorcelantes à mon oreille.

— Dis, tu voudrais faire un bout de chemin avec moi?

Je ne souhaiterais rien de plus que cela.

Oui, emmène-moi. Je te suis où tu voudras…